Un groupe de chercheurs brésiliens en aquaculture a effectué une visite technique de plusieurs installations de production de l’industrie du saumon dans le sud du Chili, afin de renforcer l’échange de connaissances et d’explorer des possibilités de collaboration en matière d’innovation, de durabilité et de bonnes pratiques de production.
La délégation était composée du professeur Dr Adilson Reidel et du technicien de laboratoire et doctorant Renan Gustavo de Oliveira, tous deux liés aux formations de technicien en aquaculture et d’ingénierie aquacole de l’Institut fédéral du Paraná (IFPR) – Campus de Foz do Iguaçu, une région caractérisée par une importante production de tilapia.
Parcours technique au sein de l’écosystème salmonicole chilien
Le programme comprenait une série de visites techniques de sites de production conçue pour offrir une vision globale du modèle chilien de salmoniculture.
Les activités ont débuté par une rencontre avec Sandra Marín, MSc, spécialiste en écologie et gestion des systèmes biologiques de l’Université australe du Chili, au cours de laquelle de possibles axes de collaboration universitaire entre le sud du Chili et le sud du Brésil ont été explorés.
La délégation a ensuite visité les installations de ScaleAQ Chile, à Puerto Varas, afin de découvrir les processus de fabrication et de développement d’équipements spécialisés destinés à l’industrie aquacole.
La deuxième journée comprenait une visite de la pisciculture Puyehue de Blumar Seafoods, où les spécialistes ont pu observer la production de saumons en eau douce et approfondir leurs connaissances des normes sanitaires, de l’efficacité de la production et des pratiques de durabilité.
Le programme s’est poursuivi par une visite des laboratoires de biologie moléculaire, d’anatomopathologie, de pathologie clinique et d’immunodiagnostic de Pathovet, entreprise chilienne présente sur le marché brésilien. Ils y ont découvert des études appliquées aussi bien à la salmoniculture qu’à l’élevage de tilapia, secteur qui a atteint au Brésil une production de 662 230 tonnes en 2024, selon les données de Peixe BR.
Enfin, la délégation a visité l’usine de transformation et la salle de vente d’Empresas AquaChile, ainsi que le site d’élevage d’Abtao, complétant ainsi une vision globale du cycle de production du saumon, de l’eau douce à l’élevage en mer.
Ces dernières visites ont marqué la fin d’un programme intense d’échanges, riche en expériences et ouvrant de nouvelles perspectives de collaboration.
La journée comprenait également la coordination de la communication et la réalisation d’un reportage audiovisuel, renforçant la visibilité internationale de la visite.
Transfert technologique et échanges internationaux
Revenant sur cette expérience, le Dr Adilson Reidel en a souligné l’importance :
« Cette immersion a été très importante pour ceux d’entre nous qui travaillent dans ce domaine, car elle nous a permis de découvrir en profondeur ce mode de production. Cette visite nous a offert une perspective large sur la technicisation et l’utilisation de nouveaux outils dans les élevages. »
Cette expérience a permis de comparer le modèle intensif de production de tilapia au Brésil avec le système intégré de production salmonicole dans le sud du Chili, créant ainsi des possibilités concrètes d’échanges techniques et universitaires.
Couverture dans les médias spécialisés
La visite a également été relayée par des médias internationaux spécialisés dans l’aquaculture. Le portail spécialisé The Fish Site a souligné l’intérêt des producteurs et des universitaires brésiliens pour le savoir-faire technologique de la salmoniculture chilienne.
De même, le média Aquaculture Brasil a présenté la collaboration entre l’IFPR et les acteurs du secteur aquacole chilien, en soulignant le potentiel de la coopération bilatérale en matière d’innovation et de durabilité.
Un exemple d’articulation internationale dans le tourisme industriel aquacole
Cette visite technique constitue un exemple de tourisme industriel productif appliqué au secteur aquacole, dans lequel l’expérience sur le terrain, les échanges techniques et les liens entre écosystèmes productifs permettent de renforcer la légitimité du secteur et de favoriser le transfert de connaissances entre les territoires.